Un écran fissuré ou une batterie qui ne tient plus la journée pose deux questions, et la seconde est presque toujours escamotée : combien coûte la remise en état, et qui doit la payer. Entre garantie légale, assurance, bonus public et réparation payante, l’ordre dans lequel on frappe aux portes change le montant final — parfois du tout au rien. Cette page suit ce parcours, du symptôme au recours, avec les textes en vigueur au 8 septembre 2026. Deux d’entre eux ont changé récemment, et la plupart des pages consultables sur le sujet ne l’ont pas encore répercuté.
Réparer ou remplacer : les questions à trancher avant d’appeler qui que ce soit
La réparation se justifie tant que son coût reste nettement inférieur à la valeur de remplacement d’un appareil équivalent, et tant que le téléphone reçoit encore des mises à jour de sécurité. Les deux conditions comptent autant l’une que l’autre : un écran neuf posé sur un appareil qui ne recevra plus de correctifs achète du sursis, pas de la durabilité. À l’inverse, un modèle encore suivi par son constructeur mérite presque toujours qu’on tente la remise en état avant d’en racheter un.
Trois arbitrages permettent de trancher en quelques minutes, sans avoir encore contacté personne.
- Le coût de l’intervention rapporté au marché du reconditionné. La comparaison pertinente n’est pas « réparation contre neuf » mais « réparation contre modèle équivalent d’occasion ». Ce marché est réel et stable : 21 % des personnes interrogées possèdent un smartphone reconditionné ou d’occasion, proportion inchangée depuis 2022 (Arcep/CRÉDOC, Baromètre du numérique, édition 2026).
- L’ancienneté de l’appareil et son suivi logiciel. La durée d’engagement de mises à jour est publiée par les constructeurs pour chaque gamme. C’est la donnée qui détermine si l’appareil réparé sera encore utilisable dans deux ans.
- L’existence d’un droit encore activable. Garantie légale, garantie commerciale, assurance mobile, bonus réparation : cette troisième question est celle qu’on oublie, et c’est la seule qui puisse ramener la facture à zéro. Elle se pose avant de demander un devis, pas après.
Le réflexe de réparation est loin d’être marginal en France : 27 % des personnes équipées d’un téléphone mobile déclarent en avoir déjà fait réparer un, et 38 % des Français disent avoir réparé au moins un appareil numérique au cours des trois dernières années (Arcep/CRÉDOC, édition 2026). Fait notable, la même variable revient des deux côtés de la décision : le coût est à la fois le premier motif invoqué par ceux qui ont fait réparer, cité par 32 % d’entre eux, et — une fois écartée l’absence de besoin mentionnée par 72 % des non-recourants — le premier frein de ceux qui ne l’ont pas fait, cité par 10 % (Arcep/CRÉDOC, édition 2026). Autrement dit, la réparation se joue rarement sur un principe écologique : elle se joue sur un montant.
L’argument environnemental reste néanmoins documenté, et il porte principalement sur la fabrication des terminaux plutôt que sur leur usage — c’est l’objet de l’évaluation de l’impact environnemental du numérique en France conduite par l’ADEME et l’Arcep, dont l’actualisation intègre notamment le fait qu’environ 53 % des usages numériques français sont hébergés à l’étranger, impacts qui n’étaient pas comptabilisés dans l’analyse de 2020 (ADEME/Arcep, janvier 2025). Prolonger la vie d’un appareil déjà fabriqué reste le levier le plus direct dont dispose un particulier.
Ce que cette page ne fera pas : annoncer un prix moyen national de réparation d’écran ou de batterie. Aucune source publique consultée ne publie de barème pour les téléphones mobiles. Les fourchettes qui circulent proviennent des réparateurs eux-mêmes, c’est-à-dire de la partie qui facture. Le seul chiffre opposable reste celui de votre devis écrit.
Identifier la panne avant de payer un diagnostic
Un diagnostic facturé se justifie quand le symptôme est ambigu. Il est inutile quand la panne est évidente ou quand elle n’est pas matérielle du tout. La typologie des dysfonctionnements considérés comme réparables par un opérateur donne un repère utile : écran fissuré ou cassé, batterie qui se décharge trop vite, surchauffe ou ne se charge pas complètement, micro et haut-parleur, coque arrière, boutons marche/arrêt et volume, oxydation selon son niveau (Orange, page conseils, consultée le 08/09/2026).
La distinction décisive est celle entre panne matérielle et dysfonctionnement logiciel. Un téléphone qui rame, redémarre seul, chauffe en charge ou perd son autonomie du jour au lendemain après une mise à jour relève souvent du second cas. Cela change deux choses : aucun réparateur n’est nécessaire, et surtout les dysfonctionnements logiciels sont explicitement exclus du bonus réparation (ADEME, page mise à jour le 24/08/2026). Payer une intervention pour un problème logiciel, c’est donc payer deux fois : la prestation, et l’aide à laquelle on n’aura pas droit.
Quatre vérifications à faire soi-même, dans cet ordre, avant tout dépôt :
- Sauvegarder. Un appareil déposé peut revenir réinitialisé, y compris quand la réparation réussit. La sauvegarde se fait avant, jamais « au moment de partir ».
- Redémarrer en mode sans échec. Si le symptôme disparaît, une application tierce en est responsable : c’est un problème logiciel, pas une panne.
- Tester avec un autre câble et un autre chargeur. Une charge capricieuse vient plus souvent d’un câble fatigué ou d’un connecteur encrassé que de la batterie.
- Contrôler l’état de la batterie dans les réglages système. Les deux principaux systèmes mobiles exposent une capacité maximale ou un état de santé. C’est une donnée mesurée par l’appareil, opposable à un diagnostic verbal.
Vient ensuite le devis. Demandez-le par écrit et gratuit, avant toute intervention, et vérifiez qu’il décrit la nature exacte des travaux et les pièces remplacées — pas seulement « réparation écran ». Un devis qui ne nomme pas la pièce ne permet ni de comparer, ni de contester. La démarche recommandée par les opérateurs eux-mêmes commence d’ailleurs par un devis gratuit, avant de mobiliser la garantie légale ou l’assurance selon le cas (Orange, consultée le 08/09/2026).
Dernier geste, celui que presque aucune page ne rappelle : retirez la carte SIM et la carte mémoire avant de laisser l’appareil. Elles ne sont couvertes par aucun bon de dépôt et leur perte n’est pas indemnisée.

Ce que la garantie légale de conformité couvre encore
La garantie légale de conformité s’applique pendant 2 ans à compter de la délivrance du produit, qu’il soit neuf, reconditionné ou d’occasion (service-public.gouv.fr, page vérifiée le 17/08/2026). Elle est due par le vendeur, pas par le fabricant : c’est vers l’enseigne ou le site où l’achat a été fait qu’il faut se tourner, y compris quand le service après-vente du constructeur semble plus accessible.
Dans ce cadre, le consommateur choisit entre la réparation et le remplacement, et le vendeur doit s’exécuter dans un délai maximal de 30 jours (service-public.gouv.fr, 2026). Ce délai est un point d’appui concret : passé un mois sans solution, la relance écrite n’est plus une politesse, c’est l’ouverture d’un recours.
Le point que la quasi-totalité des pages du secteur n’a pas mis à jour : lorsque la réparation est choisie, la garantie initiale est prolongée de 12 mois, et non de 6 mois comme on le lit encore partout (service-public.gouv.fr, 2026). Le passage de six mois à un an a été confirmé par l’administration dans son actualité du 10 août 2026 (service-public.gouv.fr, 10/08/2026). Si un professionnel vous oppose six mois, il applique un état du droit périmé.
La charge de la preuve suit une règle distincte de la durée de la garantie, et c’est là que se joue la plupart des litiges. Le défaut est présumé antérieur à la vente pendant 24 mois sur un produit neuf, mais seulement 12 mois sur un produit d’occasion (service-public.gouv.fr, 2026). Au-delà de cette période, c’est au consommateur de démontrer que le défaut existait déjà. Concrètement, sur un téléphone reconditionné acheté il y a quatorze mois, la garantie court toujours, mais la preuve vous incombe.
Ce que la garantie légale ne couvre pas, en revanche : la casse et l’oxydation accidentelles. Un écran brisé par une chute n’est pas un défaut de conformité. Il relève de l’assurance mobile si vous en avez une, ou d’une réparation payante — et c’est précisément le terrain du bonus réparation.
Une évolution majeure s’ajoute depuis 2026, au-delà de la garantie : le fabricant doit désormais réparer à un prix raisonnable pendant 5 à 10 ans après l’achat selon le produit, mettre à disposition les contacts de ses services de réparation et publier les montants indicatifs des réparations courantes (service-public.gouv.fr, 10/08/2026). Cette obligation découle de la directive (UE) 2024/1799 du 13 juin 2024 (Légifrance, texte européen). Autrement dit, l’expiration de la garantie ne referme plus la porte du constructeur.
Le bonus réparation : 25 €, et pourquoi si peu de gens le demandent
Le bonus réparation s’élève à 25 € pour un téléphone portable, versé sous forme de remise immédiate sur la facture d’un réparateur labellisé QualiRépar (ADEME, page mise à jour le 24/08/2026). Il n’y a pas de dossier à monter ni d’avance à faire : la déduction apparaît sur la facture, ce qui suppose de l’avoir demandée avant son établissement.
Les conditions sont cumulatives, et c’est ce qui explique une partie des refus : l’appareil ne doit être couvert ni par une garantie légale ou commerciale, ni par une assurance ; la panne, la casse ou l’usure doit être liée à un usage normal ; l’appareil doit avoir été acheté en France ; et le coût de la réparation doit être supérieur au montant du bonus (ADEME, 2026). Sont explicitement exclus les appareils encore garantis, les défauts liés à une mauvaise utilisation, les mises à jour et dysfonctionnements logiciels, ainsi que les batteries amovibles (ADEME, 2026). La logique du dispositif est cohérente : il finance ce qu’aucun autre droit ne prend en charge.
Une réserve, énoncée telle quelle plutôt que tranchée à tort : la question de l’éligibilité du remplacement d’écran fait l’objet de présentations contradictoires entre la page publique du dispositif et plusieurs publications de presse consommateur. Nous ne l’affirmons ni dans un sens ni dans l’autre tant que la nomenclature QualiRépar n’a pas été consultée directement. En pratique, la seule réponse fiable est celle du réparateur labellisé, à obtenir sur le devis, avant l’intervention.
Le dispositif existe depuis plusieurs années et reste très peu mobilisé : 9 % des Français déclarent l’avoir utilisé, 54 % le connaissent sans y avoir eu recours et 37 % ne le connaissent pas du tout (Arcep/CRÉDOC, édition 2026). Parmi les personnes ayant effectivement fait réparer un équipement, 20 % l’ont mobilisé (Arcep/CRÉDOC, édition 2026) — le décalage entre ces deux chiffres dit l’essentiel : le problème n’est pas seulement la notoriété, c’est aussi ce qui se passe une fois qu’on connaît le dispositif.
Ce frein-là est documenté : 15 % des non-utilisateurs pourtant informés invoquent un problème d’accessibilité, et parmi les Franciliens, 23 % citent la difficulté à trouver un réparateur agréé à proximité (Arcep/CRÉDOC, édition 2026). Le bonus n’est pas un droit qu’on exerce, c’est une remise qu’un professionnel précis doit pouvoir appliquer. D’où une démarche en deux temps, et dans cet ordre : localiser d’abord un réparateur labellisé via la Carte du Bonus Réparation de l’ADEME (ADEME, 2026), choisir ensuite parmi ceux qui sont réellement accessibles. Choisir le réparateur en premier, puis espérer qu’il soit labellisé, revient à laisser le bonus de côté dans la majorité des cas.
Quatre voies de réparation, et comment choisir
Les quatre voies ne se valent pas et ne s’excluent pas : elles s’épuisent dans un ordre. Se tromper d’ordre coûte de l’argent, et parfois des droits.
1. Le vendeur ou le fabricant, sous garantie. C’est la voie à épuiser en premier, pour deux raisons : c’est la seule qui soit gratuite, et c’est la seule qui prolonge la garantie initiale de 12 mois après réparation (service-public.gouv.fr, 2026). Y renoncer par commodité, parce qu’une boutique de quartier ira plus vite, revient à payer une prestation à laquelle on avait droit et à perdre une année de couverture.
2. Le réparateur labellisé QualiRépar. Hors garantie, c’est la seule voie qui ouvre droit à la remise de 25 € (ADEME, 2026). À prestation équivalente, un labellisé situé un peu plus loin reste souvent le choix rationnel.
3. Le réparateur indépendant non labellisé. Voie pertinente pour les pannes que les deux précédentes ne traitent pas, ou dans les délais courts. Un point de vigilance : la nature de la pièce. Pièce d’origine, pièce compatible ou pièce reconditionnée ne se valent ni en performance ni en durée de vie. Le recours à une pièce reconditionnée suppose votre accord préalable écrit, et le détail doit figurer sur la facture. Une facture qui ne mentionne pas la pièce posée ne permettra pas de faire jouer une garantie de réparation.
4. La réparation par soi-même. Elle est aujourd’hui réellement outillée par les constructeurs. Apple met à disposition gratuitement en ligne les manuels de réparation par modèle, vend les pièces via un magasin dédié, loue ou vend les outils de qualité professionnelle, et prévoit deux outils logiciels post-intervention — un assistant de réparation et une suite Configuration du système ; les pièces remplacées peuvent être renvoyées pour reconditionnement ou recyclage, avec crédit possible (Apple, Self Service Repair, consultée le 08/09/2026). Ce programme vise explicitement les réparations hors garantie, ce qui indique bien à quel moment du parcours il se situe.
Le critère de tri honnête tient en une phrase : la réparation autonome n’a de sens que sur une panne isolée, bien identifiée, sur un appareil déjà hors garantie. Une intervention ratée fait perdre le bénéfice des trois autres voies d’un seul coup — un vendeur peut refuser la garantie légale sur un appareil ouvert, et un réparateur labellisé peut refuser un appareil déjà démonté.
| Situation | Nature de la panne | Voie recommandée |
|---|---|---|
| Achat récent, garantie légale en cours | Défaut de conformité (batterie qui lâche, dysfonctionnement) | Vendeur — gratuit, garantie prolongée de 12 mois |
| Garantie en cours | Casse ou oxydation accidentelle | Assurance mobile si souscrite, sinon réparation payante — ni garantie ni bonus |
| Hors garantie, appareil encore suivi en mises à jour | Panne matérielle d’usage normal | Réparateur labellisé QualiRépar — remise de 25 € applicable |
| Hors garantie, panne isolée, utilisateur outillé | Pièce documentée par le constructeur | Réparation en libre-service — exclut ensuite les autres voies |
| Appareil ancien, plus de mises à jour de sécurité | Panne lourde ou multiple | Arbitrer contre un reconditionné équivalent avant de réparer |

Ce qui a changé en 2025 et 2026 dans le cadre légal
Deux évolutions rendent obsolète une bonne partie de ce qui se lit encore sur la réparation des téléphones. Elles vont en sens inverse l’une de l’autre, ce qui explique la confusion ambiante.
L’indice de réparabilité ne s’applique plus aux téléphones mobiles multifonctions. L’arrêté du 26 juin 2025, publié au Journal officiel du 6 juillet 2025 et entré en vigueur le 7 juillet 2025, abroge l’arrêté du 29 décembre 2020 qui définissait les critères, sous-critères et le système de notation de cet indice pour les téléphones (Légifrance, JO n°0156 du 06/07/2025). Le ministère chargé de la transition écologique ne recense plus que cinq catégories de produits soumises à l’indice — ordinateurs portables, tondeuses à gazon, lave-vaisselle, aspirateurs, nettoyeurs haute pression — et les téléphones mobiles n’y figurent plus (ministère de la Transition écologique, page mise à jour le 08/07/2025).
Conséquence pratique pour l’acheteur : une note de réparabilité encore affichée sur un smartphone en rayon, sur une fiche produit ou sur un comparateur privé n’a plus de base réglementaire française. Certains sites qui publient ce type de fiches sont des initiatives privées, parfois éditées par des acteurs de la réparation eux-mêmes, et non des sources officielles. La vérification est simple : la liste des catégories concernées est publiée par le ministère, et elle fait foi. L’indice de durabilité, qui remplace progressivement l’indice de réparabilité, s’applique pour l’instant à d’autres catégories — les téléviseurs depuis le 8 janvier 2025 et les lave-linge depuis le 8 avril 2025 (ministère de la Transition écologique, 08/07/2025). Le tout s’inscrit dans le cadre de la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire du 10 février 2020.
À l’inverse, le droit européen renforce l’obligation de réparer. La directive (UE) 2024/1799 du 13 juin 2024, publiée au Journal officiel de l’Union européenne le 10 juillet 2024, établit des règles communes visant à promouvoir la réparation des biens et modifie notamment la directive (UE) 2019/771 sur la garantie de conformité (Légifrance, texte européen). C’est sa transposition qui produit les règles annoncées en août 2026 : obligation de réparation du fabricant au-delà de la garantie, publication de montants indicatifs, et prolongation d’un an de la garantie légale après réparation (service-public.gouv.fr, 10/08/2026).
Le lecteur perd donc un repère à l’achat — la note de réparabilité — et gagne des droits après l’achat. Chaque affirmation de cette section est datée et renvoie au texte, parce que c’est précisément ce que les pages actuellement les mieux positionnées sur ce sujet ne font pas.
Si la réparation tourne mal : devis, facture, recours
Trois pièces conditionnent tout recours ultérieur, et elles se réunissent avant l’intervention, pas après : le devis accepté, la facture détaillant les pièces remplacées et la main-d’œuvre, et le bon de dépôt mentionnant l’état de l’appareil au moment où vous le confiez. Sans ce dernier, il devient impossible d’établir qu’une rayure, un capot marqué ou un connecteur abîmé n’était pas là avant.
Si l’appareil ne fonctionne toujours pas après l’intervention, la première demande n’est pas le remboursement mais la reprise de l’intervention, formulée par écrit et envoyée en recommandé. La date de cet envoi sert ensuite de point de départ à tout le reste. En cas d’absence de réponse ou de refus, l’escalade se fait en deux temps : mise en demeure, puis saisine du médiateur de la consommation dont relève le professionnel. Cette saisine est gratuite pour le consommateur, et tout professionnel doit indiquer les coordonnées du médiateur compétent.
Le cas du reconditionné mérite une attention particulière, car il concentre les malentendus. La garantie légale de conformité s’y applique pleinement, sur la même durée de 2 ans qu’un produit neuf. Mais la présomption d’antériorité du défaut tombe à 12 mois, contre 24 mois pour un produit neuf (service-public.gouv.fr, page vérifiée le 17/08/2026). Passé un an, c’est à vous d’apporter la preuve que le défaut préexistait à la vente — d’où l’intérêt de conserver tout échange écrit avec le vendeur dès le premier symptôme, même mineur, même si vous ne comptez pas encore agir.
La checklist avant de laisser son téléphone à un réparateur
- Sauvegarde complète effectuée et vérifiée.
- Carte SIM et carte mémoire retirées.
- Date d’achat retrouvée, pour savoir si la garantie légale court encore.
- Nature de la panne qualifiée : matérielle ou logicielle.
- Statut du réparateur vérifié : labellisé QualiRépar ou non.
- Devis écrit obtenu, décrivant les travaux et les pièces.
- Bonus réparation demandé avant l’établissement de la facture, si l’appareil est éligible.
- Bon de dépôt récupéré, mentionnant l’état visuel de l’appareil.
Sources et textes de référence
- Service-public.gouv.fr — Achat d’un produit : garantie légale de conformité (page vérifiée le 17/08/2026)
- Service-public.gouv.fr — De nouvelles règles mises en place pour favoriser la réparation de vos appareils en panne (10/08/2026)
- Légifrance — arrêté du 26 juin 2025 abrogeant l’arrêté du 29 décembre 2020 relatif à l’indice de réparabilité des téléphones mobiles multifonctions (JO du 06/07/2025)
- Ministère de la Transition écologique — Indice de réparabilité (mise à jour du 08/07/2025)
- Légifrance — directive (UE) 2024/1799 du 13 juin 2024 sur la réparation des biens
- ADEME — Bonus Réparation (mise à jour du 24/08/2026)
- Arcep / CRÉDOC — Baromètre du numérique, édition 2026 (rapport du 01/02/2026, enquête 2025, effectif pondéré n = 4 145)
- ADEME / Arcep — Évaluation de l’impact environnemental du numérique en France (édition de janvier 2025)
- Apple — Self Service Repair (consultée le 08/09/2026)
- Orange — Téléphone cassé : les pannes les plus fréquentes (consultée le 08/09/2026)
Sources
- Légifrance — Journal officiel — L’arrêté du 26 juin 2025 abroge l’arrêté du 29 décembre 2020 relatif aux critères, sous-critères et système de notation pour le calcul et l’affichage de l’indice de réparabilité des téléphones mobiles multifonctions. Article 1er : « L’arrêté du 29 décembre 2020 […] est abrogé. » L’indice de réparabilité n’est donc plus applicable aux téléphones mobiles. (Signé le 26/06/2025, publié au JO n°0156 du 06/07/2025, en vigueur le 07/07/2025)
- Ministères de la Transition écologique, de l’Aménagement du Territoire, des Transports, de la Ville et du Logement — Cinq catégories seulement restent soumises à l’indice de réparabilité : ordinateurs portables, tondeuses à gazon, lave-vaisselle, aspirateurs, nettoyeurs haute pression. Les téléphones mobiles ont été retirés du dispositif par l’arrêté du 26 juin 2025. L’indice de durabilité remplace l’indice de réparabilité pour certaines catégories depuis 2025 (téléviseurs le 8 janvier, lave-linge le 8 avril). Cadre : loi anti-gaspillage du 10 février 2020. (Page mise à jour le 08/07/2025, consultée le 08/09/2026)
- Service-public.gouv.fr (DILA) — « Achat d’un produit : garantie légale de conformité » — Garantie légale de conformité de 2 ans à compter de la délivrance, que le produit soit neuf, reconditionné ou d’occasion. Le vendeur doit réparer ou remplacer dans un délai maximal de 30 jours. En cas de réparation choisie : « vous bénéficiez d’une extension de la garantie initiale de 12 mois ». Présomption d’antériorité du défaut : 24 mois sur un produit neuf, 12 mois sur un produit d’occasion. (Page vérifiée le 17/08/2026, consultée le 08/09/2026)
- Service-public.gouv.fr (DILA) — actualité « De nouvelles règles mises en place pour favoriser la réparation de vos appareils en panne » — La prolongation de la garantie légale de conformité après réparation passe de 6 mois à un an. Le fabricant doit réparer à un prix raisonnable pendant 5 à 10 ans après l’achat selon le produit, mettre à disposition les contacts de ses services de réparation et publier les montants indicatifs des réparations courantes. Texte de référence cité : directive (UE) 2024/1799 du 13 juin 2024. (Publiée le 10/08/2026, consultée le 08/09/2026)
- ADEME — Agence de la transition écologique — Le bonus réparation s’élève à 25 € pour un téléphone portable, sous forme de remise immédiate sur la facture d’un réparateur labellisé. Conditions : appareil ni sous garantie légale ou commerciale, ni couvert par une assurance, panne/casse/usure liée à un usage normal, achat en France, coût de réparation supérieur au montant du bonus. Exclusions : appareils encore garantis, mauvaise utilisation, mises à jour logicielles, batteries amovibles. Les réparateurs labellisés sont localisables via la Carte du Bonus Réparation. (Page mise à jour le 24/08/2026, consultée le 08/09/2026)
- Arcep / CRÉDOC — Baromètre du numérique, édition 2026 — 27 % des personnes équipées d’un téléphone mobile déclarent en avoir déjà fait réparer un. 38 % des Français déclarent avoir réparé au moins un appareil numérique au cours des trois dernières années. Bonus réparation : 9 % l’ont utilisé, 54 % le connaissent sans l’avoir utilisé, 37 % ne le connaissent pas ; 20 % des personnes ayant fait réparer un équipement l’ont mobilisé. Motif principal de réparation : le coût (32 %). Premier frein au non-recours après l’absence de besoin (72 %) : le coût (10 %). 15 % des non-utilisateurs informés invoquent l’accessibilité, dont 23 % des Franciliens la difficulté à trouver un réparateur agréé à proximité. 21 % des personnes possèdent un smartphone reconditionné ou d’occasion, taux inchangé depuis 2022. (Rapport daté du 01/02/2026, enquête réalisée en 2025 (effectif pondéré n = 4 145))
- Légifrance — texte européen — Directive (UE) 2024/1799 du Parlement européen et du Conseil du 13 juin 2024 établissant des règles communes visant à promouvoir la réparation des biens et modifiant le règlement (UE) 2017/2394 et les directives (UE) 2019/771 et (UE) 2020/1828. C’est le texte source des nouvelles obligations de réparation et de la prolongation de garantie relayées par service-public.gouv.fr. (Directive du 13/06/2024, publiée au JO de l’UE le 10/07/2024)
- Apple — documentation constructeur, programme Self Service Repair — Programme de réparation en libre-service pour réparations hors garantie sur iPhone, iPad, Mac, écrans Apple et produits Beats. Les manuels de réparation sont disponibles gratuitement en ligne par modèle. Les pièces s’achètent via le Self Service Repair Store, les outils de qualité professionnelle se louent ou s’achètent. Deux outils logiciels post-réparation sont prévus : l’assistant de réparation et la suite Configuration du système. Les pièces remplacées peuvent être renvoyées pour reconditionnement ou recyclage, avec crédit possible. (Page consultée le 08/09/2026)
- Orange — documentation opérateur — Typologie des pannes considérées comme réparables par l’opérateur : écran fissuré ou cassé, batterie (décharge rapide, surchauffe, charge incomplète), micro et haut-parleur, coque arrière (sauf appareils Apple), oxydation selon son niveau, boutons marche/arrêt et volume. Démarche proposée : devis gratuit chez le partenaire SAVE, puis mobilisation de la garantie légale de conformité ou de l’assurance mobile selon le cas. Aucun tarif ni délai indicatif n’est publié sur la page. (Page consultée le 08/09/2026)
- ADEME / Arcep — Étude « Evaluation de l’impact environnemental du numérique en France », mise à jour de l’étude ADEME-Arcep de 2020, 35 pages, téléchargeable gratuitement. Cadre de référence pour l’argument de prolongation de durée de vie des terminaux ; l’actualisation intègre notamment le fait qu’environ 53 % des usages numériques français sont hébergés à l’étranger, impacts non comptabilisés dans l’analyse de 2020. (Édition 01/2025, publiée le 13/01/2025)
