Un forfait mobile se choisit sur quatre paramètres, et le prix n’est que le dernier d’entre eux : la couverture à l’endroit où le téléphone sert vraiment, le volume de données réellement consommé, la présence ou non d’un engagement, puis le tarif une fois la promotion terminée. Les comparateurs classent les offres du moins cher au plus cher et le font bien, avec des flux tarifaires mis à jour en continu. Ce qu’ils ne donnent presque jamais, c’est la méthode pour vérifier ces quatre points, ni les droits qui s’appliquent quand l’opérateur modifie le contrat en cours de route. Cette page ne publie donc aucun tarif : elle donne le raisonnement, les outils publics et les textes applicables.
Ce qu’il faut vérifier avant de comparer les prix
L’ordre de vérification compte davantage que la liste des critères. Un forfait très bon marché sur un réseau mal desservi à l’adresse du domicile reste un mauvais forfait, quel que soit son rendement en gigaoctets par euro : la couverture est le seul critère qui rend les autres inutiles s’il n’est pas satisfait. Aucun rabais ne compense un appel qui ne passe pas depuis la cuisine ou une visioconférence qui décroche au bureau.
Cette vérification ne se fait pas sur les cartes commerciales des opérateurs, qui expriment une couverture en pourcentage de population et lissent les zones difficiles. Elle se fait sur Mon réseau mobile, le comparateur public de l’Arcep, qui restitue la couverture et la qualité de service par opérateur à une adresse donnée. La bonne pratique consiste à interroger l’outil deux fois : à l’adresse du domicile et à celle du lieu de travail, puisque ce sont les deux points où l’usage est le plus dense et le moins substituable.
Le deuxième critère est la data réellement consommée, traitée en détail plus bas. Le troisième est l’engagement, qui n’a de coût que si l’on doit en sortir. Le quatrième est le prix après la période promotionnelle : une remise de première année ne se compare pas à un tarif ferme, et la seule comparaison honnête entre deux offres se fait sur le tarif en vigueur au treizième mois, une fois les remises d’appel éteintes.
| Critère | Où le vérifier | Signal de renoncement |
|---|---|---|
| Couverture | Mon réseau mobile, à l’adresse du domicile puis du travail | Qualité de service faible pour l’opérateur visé sur l’un des deux points |
| Volume de data | Espace client ou réglages du téléphone, sur trois mois glissants | Palier choisi sans avoir relevé sa consommation réelle |
| Engagement | Résumé contractuel : durée minimale d’exécution | Durée minimale longue alors que le téléphone actuel fonctionne |
| Prix au 13e mois | Conditions tarifaires : date de fin de remise et tarif suivant | Tarif post-promotion non indiqué clairement |
Combien de data faut-il vraiment ? Le repère mesuré par l’Arcep
Un client mobile consomme en moyenne 18,4 Go de données par mois (Arcep, observatoire du 9 juillet 2026, données du 1er trimestre 2026), en progression de 1,4 Go sur un an (Arcep, T1 2026). C’est le seul repère public, mesuré sur l’ensemble du parc, et c’est celui à confronter aux paliers affichés en tête des comparateurs, qui sont sans commune mesure avec cette moyenne.
La moyenne n’est pas une prescription : elle situe. Certains usages justifient pleinement un palier élevé. Le partage de connexion utilisé comme accès principal à internet, à la place d’une box, en fait partie ; le streaming vidéo régulier hors Wi-Fi aussi, de même que le travail nomade avec visioconférence quotidienne depuis un train ou un chantier. À l’inverse, la messagerie, la navigation, la musique en connexion cellulaire ponctuelle, la navigation GPS et les réseaux sociaux consultés sur un trajet domicile-travail ne construisent pas, à eux seuls, une consommation qui justifie les paliers les plus hauts.
Relever sa consommation réelle en trois minutes
- Ouvrir l’espace client de l’opérateur et afficher l’historique de consommation mois par mois. Les trois derniers mois complets suffisent à repérer un plancher et un pic.
- À défaut, utiliser le compteur intégré au téléphone : sur Android, dans les réglages réseau, section utilisation des données mobiles ; sur iOS, dans la section données cellulaires, à condition d’avoir réinitialisé les statistiques à une date connue, sans quoi le cumul est ininterprétable.
- Retenir le mois le plus chargé des trois, et non la moyenne, puisque c’est lui qui déclencherait un dépassement ou un débit réduit.
- Ajouter une marge pour les usages saisonniers réellement prévisibles — vacances sans Wi-Fi, déménagement, période sans box — plutôt qu’une marge de confort indéterminée.
- Choisir le palier immédiatement supérieur à ce chiffre. Tout palier au-delà se paie sans être utilisé.
Le contexte de marché explique pourquoi les offres poussent vers le haut. Le parc compte 84,7 millions de cartes SIM en service hors MtoM au 31 mars 2026, dont 35,4 millions actives sur les réseaux 5G, soit 42 % du parc (Arcep, T1 2026). Sur un marché où le nombre de clients ne progresse plus guère et où les revenus mobiles, services et terminaux, s’établissent à 4,4 milliards d’euros sur le trimestre, en recul de 3 % sur un an (Arcep, T1 2026), la montée en gamme sur le volume de data est l’un des rares leviers de valeur restants. Le lecteur n’a aucune raison de la subir sans l’avoir choisie.

Avec ou sans engagement : ce que coûte vraiment une sortie anticipée
La règle de base est plafonnée par la loi : un fournisseur de services de communications électroniques ne peut imposer une durée minimale d’exécution du contrat supérieure à vingt-quatre mois (code de la consommation, article L224-28). Au-delà de douze mois d’engagement, le consommateur doit pouvoir résilier par anticipation dès la fin du douzième mois sans payer les sommes restant dues au titre de la période minimale (article L224-28). Autrement dit, un engagement de vingt-quatre mois se comporte, dans la très grande majorité des cas, comme un engagement de douze mois suivi d’une liberté de départ.
L’exception est unique, et c’est elle qui décide de tout. Lorsque l’offre comporte un terminal vendu à prix réduit, la résiliation à partir du treizième mois peut être conditionnée au paiement d’au plus 20 % du montant dû au titre de la fraction non échue (article L224-28). Le téléphone subventionné est donc le seul élément qui transforme un engagement long en coût de sortie réel.
Le calcul se pose en trois lignes, sans qu’aucun tarif d’opérateur n’ait besoin d’être supposé. Soit M le montant mensuel dû au titre de la période minimale et N le nombre de mois restant à courir après la résiliation : la fraction non échue vaut M × N, et la somme exigible est plafonnée à 20 % de ce produit (article L224-28). Les deux valeurs M et N figurent sur la facture et dans le résumé contractuel ; il suffit de les reporter. Sur un engagement de vingt-quatre mois avec terminal, une sortie au treizième mois porte donc sur onze mensualités, dont un cinquième au maximum peut être facturé.
Ces dispositions s’appliquent aux contrats conclus depuis le 1er janvier 2023, dans leur rédaction issue de la loi n° 2022-1158 du 16 août 2022 (Légifrance, version en vigueur). Beaucoup de pages encore en ligne décrivent le régime antérieur et présentent des plafonds différents : la référence à opposer à un service client est le texte en vigueur sur Légifrance, pas une fiche pratique recopiée. En cas de doute sur le régime applicable à un contrat ancien, la date de souscription tranche.
Votre opérateur augmente le prix en cours de contrat : vos quatre mois pour partir
C’est le droit le plus mal connu du secteur, et il est absent de toutes les pages de comparateurs consultées. Tout projet de modification des conditions contractuelles doit être notifié au consommateur de manière claire et compréhensible, sur support durable, au moins un mois avant son entrée en vigueur (code de la consommation, article L224-33). Le consommateur qui refuse la modification peut alors résilier sans frais ni indemnité dans un délai de quatre mois (article L224-33).
Trois situations échappent à ce droit de sortie, et le texte les énumère : une modification exclusivement à l’avantage du consommateur, un changement purement administratif sans effet négatif, ou une modification imposée directement par la loi (article L224-33). Une hausse tarifaire n’entre dans aucune des trois.
La conséquence pratique mérite d’être datée précisément. Les augmentations annuelles présentées comme une contrepartie — quelques euros de plus contre un supplément de data ou une option ajoutée — restent des modifications du contrat. Elles ouvrent une fenêtre de sortie qu’il faut horodater : conserver le courriel ou le SMS de notification, noter la date d’entrée en vigueur annoncée, et compter à partir de là. Passé le délai, la fenêtre est fermée et le contrat modifié s’applique.
Si l’opérateur n’a pas notifié la modification dans les formes, ou refuse la résiliation sans frais, le signalement se fait auprès de la répression des fraudes sur SignalConso, la plateforme officielle de signalement des problèmes de consommation. Le signalement est transmis au professionnel, qui doit y répondre, et alimente le ciblage des contrôles.
Changer d’opérateur en gardant son numéro : la procédure réelle
Le numéro se conserve, la démarche est encadrée et elle est plus rapide que ce que la plupart des abonnés imaginent. Le code RIO s’obtient en appelant le 3179, serveur vocal accessible quel que soit l’opérateur ; le code de douze caractères et la date de fin d’engagement sont ensuite transmis par SMS (Service-Public.gouv.fr, fiche F22479). Ce SMS a une double utilité : il fournit le code exigé par le nouvel opérateur et il donne, noir sur blanc, la date à partir de laquelle l’engagement cesse de produire ses effets.
La règle à ne pas enfreindre : ne jamais résilier soi-même l’ancien contrat. Le nouvel opérateur effectue toutes les démarches et la résiliation intervient automatiquement (fiche F22479). Résilier de son côté avant d’avoir lancé le portage revient à perdre le numéro, qui retourne alors au pot commun de l’opérateur.
Côté délais, le portage est réalisé en quatre heures maximum, la procédure complète pouvant demander jusqu’à trois jours ouvrés, avec attribution possible d’un numéro provisoire dans l’intervalle (fiche F22479). Une limite territoriale est à connaître avant tout projet : la portabilité ne fonctionne pas entre la métropole et un département d’outre-mer (fiche F22479). Un déménagement dans ce sens implique donc un changement de numéro.
Hors portabilité, quand il s’agit simplement d’arrêter un contrat, la résiliation prend effet dans un délai maximal de dix jours après réception de la demande, sauf date différente demandée par l’abonné (Service-Public.gouv.fr, fiche F22486). Aucun frais n’est dû sur un contrat sans engagement, et l’opérateur doit permettre une résiliation par voie électronique, sans obliger à joindre un conseiller ni à envoyer un courrier, dès lors que le contrat a été conclu en ligne ou peut être géré en ligne (fiche F22486). Une résiliation sans frais reste par ailleurs possible pour motif légitime — licenciement, hospitalisation, déménagement en zone non couverte, handicap — en cas de modification du contrat par l’opérateur ou de dysfonctionnement du service (fiche F22486).

Europe et itinérance : ce que l’opérateur vous doit à l’étranger
La mention « Europe incluse » recouvre des obligations précises, rarement détaillées. Le règlement (UE) 2022/612 du 6 avril 2022 sur l’itinérance dans l’Union, adopté pour une durée de dix ans jusqu’en 2032, maintient la suppression des frais d’itinérance supplémentaires au détail (EUR-Lex, règlement 2022/612). Mais il va plus loin que la gratuité : il impose une équivalence de qualité.
Première obligation, le débit. Le fournisseur ne doit pas proposer en itinérance un débit inférieur au débit maximum disponible fourni au niveau national (règlement 2022/612). Une connexion volontairement bridée à l’étranger, alors que le réseau visité est capable de mieux, n’est pas conforme.
Seconde obligation, la génération de réseau. Lorsqu’une technologie plus récente est disponible sur le réseau visité, l’opérateur ne doit pas limiter le service à une génération plus ancienne que celle proposée au niveau national (règlement 2022/612). Concrètement, un abonné 5G en France qui bascule automatiquement en 4G dès la frontière, sur un réseau qui offre pourtant la 5G, est fondé à le contester.
Reste un point contractuel qui échappe au règlement : le volume de données utilisable en itinérance est fréquemment plafonné séparément du volume national. Ce plafond figure dans le résumé contractuel et dans la fiche d’information tarifaire, sous une rubrique dédiée à l’utilisation à l’étranger ; c’est la ligne à lire avant un séjour long, car un forfait généreux en France peut être nettement plus contraint en déplacement. Enfin, les destinations hors Union — Suisse, Royaume-Uni, Maghreb, Amérique du Nord — sortent entièrement du champ de ces règles : l’option correspondante s’y vérifie au cas par cas, avant le départ.
Forfait avec téléphone : le repère a changé le 20 juin 2025
Quiconque compare un pack forfait plus téléphone cherche encore la note sur dix affichée en rayon. Ce repère n’existe plus pour les smartphones. L’indice de réparabilité, créé par l’article 16-I de la loi n° 2020-105 du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire et obligatoire depuis le 1er janvier 2021, ne s’applique plus aux téléphones mobiles : le décret qui les concernait a été abrogé le 26 juin 2025 (ministère de la Transition écologique).
Il est remplacé par l’étiquette énergétique européenne. Le règlement délégué (UE) 2023/1669 du 16 juin 2023, applicable depuis le 20 juin 2025, impose sur les smartphones et tablettes une étiquette imprimée, la mention de la classe d’efficacité énergétique dans le matériel publicitaire, une classe de réparabilité de A à E, la mesure de l’endurance de la batterie en nombre de cycles avant descente à 80 % de la capacité nominale, et une classe de résistance aux chutes libres répétées (EUR-Lex, règlement délégué 2023/1669). L’information est donc plus riche qu’avant, mais elle se lit ailleurs et autrement : sur la fiche produit et sur l’étiquette, en classes, et non plus sous forme d’une note unique.
Cette étiquette change aussi la façon d’arbitrer entre garder son téléphone et en prendre un neuf avec le forfait. L’empreinte carbone d’un smartphone est évaluée à 80,2 kg CO₂e par unité, dont 77 kg pour la seule construction et 2,27 kg pour l’assemblage et la distribution, contre 0,64 kg pour l’usage et 0,25 kg pour la fin de vie, sur une durée de référence de 2,5 ans d’utilisation (ADEME, Impact CO₂ / Base Empreinte, données étude ADEME-Arcep, mise à jour 2025). Près de la totalité de l’impact est donc déjà émise avant la première utilisation : allonger la durée de vie de l’appareil est, de très loin, le levier le plus efficace.
L’arbitrage se pose alors franchement. Pour la majorité des profils, conserver son téléphone et souscrire une offre SIM seule sans engagement est la décision la plus favorable, sur le plan économique comme environnemental. Le pack avec terminal garde son intérêt dans un cas précis : lorsque l’appareil doit de toute façon être remplacé, parce qu’il ne tient plus la charge, ne reçoit plus de mises à jour de sécurité ou est hors d’usage. Dans ce cas seulement, l’étalement du paiement peut se défendre — en sachant que le terminal subventionné est précisément ce qui déclenche l’exception de 20 % de l’article L224-28 (code de la consommation) et transforme un engagement indolore en coût de sortie réel.
Récapitulatif : la checklist avant de signer
Huit vérifications, dans cet ordre, avant de valider une souscription :
- Tester la couverture de l’opérateur visé sur Mon réseau mobile, à l’adresse du domicile puis à celle du lieu de travail. Un mauvais résultat sur l’un des deux points suffit à écarter l’offre.
- Relever sa consommation de données sur les trois derniers mois et la comparer aux 18,4 Go de la moyenne nationale (Arcep, T1 2026), puis retenir le palier immédiatement supérieur à son propre pic.
- Lire le résumé contractuel en entier : durée minimale d’exécution, tarif appliqué après la promotion, volume utilisable en itinérance, frais de mise en service.
- Vérifier la présence ou non d’un terminal vendu à prix réduit : c’est la seule situation où une sortie au treizième mois reste payante, dans la limite de 20 % de la fraction non échue (article L224-28).
- Noter la date de fin d’engagement communiquée par SMS lors de la demande de RIO au 3179 (fiche F22479) et la conserver avec le contrat.
- Ne pas résilier soi-même l’ancien contrat lors d’un changement d’opérateur : le nouvel opérateur s’en charge (fiche F22479).
- Archiver toute notification de modification du contrat : elle ouvre un droit de résiliation sans frais ni indemnité pendant quatre mois (article L224-33).
- En cas de pack avec téléphone, lire la classe de réparabilité et l’endurance de batterie sur l’étiquette énergétique européenne (règlement délégué 2023/1669), et non une note de réparabilité qui n’a plus cours pour les smartphones (ministère de la Transition écologique).
Si un opérateur refuse d’appliquer l’un de ces droits — absence de notification en bonne et due forme, refus de la résiliation par voie électronique, facturation persistante après un portage —, le signalement se dépose sur SignalConso. Les prix, eux, changent chaque semaine : c’est le seul point sur lequel un comparateur à flux tarifaire sera toujours plus à jour que cette page, et c’est là qu’il faut aller les chercher, une fois la méthode appliquée.
Sources
- Arcep — Observatoire des marchés des communications électroniques, T1 2026 — Un client mobile consomme en moyenne 18,4 Go de data par mois au 1er trimestre 2026, soit 1,4 Go de plus en un an. 84,7 millions de cartes SIM en service hors MtoM au 31 mars 2026, dont 35,4 millions actives sur les réseaux 5G, soit 42 % du parc. Revenus mobiles services et terminaux de 4,4 Md€ sur le trimestre, en baisse de 3 % sur un an ; usage SMS en recul de 27 % sur un an. (Publication du 9 juillet 2026 (données T1 2026) — page consultée le 5 septembre 2026)
- Arcep — Mon réseau mobile — Outil public de l’Arcep permettant de comparer la couverture et la qualité de service mobile des opérateurs. C’est la référence à citer pour vérifier la couverture réelle à une adresse donnée avant de souscrire, plutôt que les taux de couverture population communiqués commercialement. (Service en ligne — accessibilité vérifiée le 5 septembre 2026 (HTTP 200))
- Légifrance — Code de la consommation, article L224-28 — Un fournisseur de services de communications électroniques ne peut imposer une durée minimale d’exécution du contrat supérieure à vingt-quatre mois. Au-delà de douze mois d’engagement, le consommateur doit pouvoir résilier par anticipation dès la fin du douzième mois sans payer les sommes restant dues au titre de la période minimale ; lorsque l’offre comporte un terminal vendu à prix réduit, cette résiliation anticipée peut être conditionnée au paiement d’au plus 20 % du montant dû au titre de la fraction non échue. (Version en vigueur au 1er janvier 2023, issue de la loi n° 2022-1158 du 16 août 2022 — consulté le 5 septembre 2026)
- Légifrance — Code de la consommation, article L224-33 — Tout projet de modification des conditions contractuelles est notifié par le fournisseur au consommateur, de manière claire et compréhensible, sur support durable, au moins un mois avant son entrée en vigueur. Le consommateur qui refuse la modification peut résilier sans frais ni indemnité dans un délai de quatre mois, sauf si la modification est exclusivement à son avantage, purement administrative et sans effet négatif, ou imposée par la loi. (Version en vigueur au 28 mai 2021 — consulté le 5 septembre 2026)
- Service-Public.gouv.fr (DILA) — « Changer d’opérateur : portabilité du numéro de téléphone mobile » — Le RIO s’obtient en appelant le 3179, service disponible quel que soit l’opérateur ; le code de 12 caractères et la date de fin d’engagement sont transmis par SMS. Le nouvel opérateur effectue toutes les démarches, l’ancien contrat n’a pas à être résilié par l’abonné. Le portage est réalisé en 4 heures maximum, la procédure complète pouvant demander jusqu’à 3 jours ouvrés, avec attribution possible d’un numéro provisoire dans l’intervalle. La portabilité ne fonctionne pas entre la métropole et un département d’outre-mer. (Page vérifiée le 6 mars 2026 — consultée le 5 septembre 2026. Note : service-public.fr redirige désormais en 301 vers service-public.gouv.fr, utiliser l’URL en .gouv.fr)
- Service-Public.gouv.fr (DILA) — « Téléphone, internet ou télévision : résiliation du contrat » — La résiliation prend effet dans un délai maximal de 10 jours après réception de la demande, sauf date différente demandée par l’abonné. Aucun frais sur un contrat sans engagement. L’opérateur doit permettre une résiliation par voie électronique, sans obligation de joindre un conseiller ou d’envoyer un courrier, dès lors que le contrat a été conclu en ligne ou peut être géré en ligne. Résiliation sans frais possible pour motif légitime (licenciement, hospitalisation, déménagement en zone non couverte, handicap), en cas de modification du contrat par l’opérateur ou de dysfonctionnement du service. (Page vérifiée le 8 juin 2026 — consultée le 5 septembre 2026)
- Ministère de la Transition écologique — Indice de réparabilité — L’indice de réparabilité, créé par l’article 16-I de la loi n° 2020-105 du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire (AGEC), est obligatoire depuis le 1er janvier 2021. Il repose sur cinq critères : documentation, démontabilité et accès aux outils, disponibilité des pièces détachées, prix des pièces détachées, critère spécifique à la catégorie. Le décret le rendant applicable aux téléphones mobiles a été abrogé le 26 juin 2025 : les smartphones ne relèvent plus de l’affichage obligatoire de cet indice en France. (Décret téléphones mobiles abrogé le 26 juin 2025 — page consultée le 5 septembre 2026)
- EUR-Lex — Règlement délégué (UE) 2023/1669 de la Commission — Règlement délégué du 16 juin 2023 complétant le règlement (UE) 2017/1369 en ce qui concerne l’étiquetage énergétique des smartphones et des tablettes, applicable depuis le 20 juin 2025. Il impose la fourniture d’une étiquette imprimée conforme à l’annexe III, la mention de la classe d’efficacité énergétique dans le matériel publicitaire, une classe de réparabilité de A à E, la mesure de l’endurance de la batterie par cycle et en nombre de cycles avant descente à 80 % de la capacité nominale, et une classe de résistance aux chutes libres répétées. (Adopté le 16 juin 2023, applicable depuis le 20 juin 2025 — consulté le 5 septembre 2026)
- EUR-Lex — Règlement (UE) 2022/612 du Parlement européen et du Conseil (itinérance) — Règlement du 6 avril 2022 sur l’itinérance sur les réseaux publics de communications mobiles dans l’Union (refonte), d’une durée de validité de dix ans jusqu’en 2032, avec rapports d’évaluation en 2025 et 2029. Il maintient la suppression des frais d’itinérance supplémentaires au détail et impose l’équivalence de qualité : le fournisseur ne doit pas proposer en itinérance un débit inférieur au débit maximum disponible au niveau national, ni limiter le service à une génération de réseau plus ancienne que celle proposée au national lorsque la plus récente est disponible sur le réseau visité. (Adopté le 6 avril 2022, applicable jusqu’en 2032 — consulté le 5 septembre 2026)
- ADEME — Impact CO₂ / Base Empreinte (données étude ADEME-Arcep) — L’empreinte carbone d’un smartphone est évaluée à 80,2 kg CO₂e par unité, dont 77 kg pour la construction et 2,27 kg pour l’assemblage et la distribution — soit environ 99 % de l’empreinte avant même la première utilisation — contre 0,64 kg pour l’usage et 0,25 kg pour la fin de vie, sur une durée de référence de 2,5 ans d’utilisation. (Données étude ADEME / Arcep, mise à jour 2025 — page consultée le 5 septembre 2026)
- DGCCRF — SignalConso — Plateforme officielle de signalement des problèmes de consommation auprès de la répression des fraudes. C’est le point d’entrée à indiquer au lecteur en cas de manquement d’un opérateur (défaut d’information sur la modification contractuelle, refus de résiliation électronique, facturation après portabilité). (Service en ligne — accessibilité vérifiée le 5 septembre 2026 (HTTP 200))
